Par Gloire Balolage
L'opposant et ancien député national André Claudel Lubaya a vivement réagi au discours prononcé par le président Félix Tshisekedi sur le dialogue national. Dans une publication sur son compte X, il porte un regard très critique sur l'adresse du chef de l'État, qu'il qualifie de « monologue » et considère comme un « rendez-vous manqué avec l'histoire ».
Dès les premières lignes de sa réaction, André Claudel Lubaya déplore ce qu'il considère comme l'absence d'une réponse présidentielle à la hauteur de la situation que traverse le pays. Selon lui, le discours n'aurait pas apporté « des réponses à la mesure de la crise ». Il estime également que l'intervention présidentielle n'a pas témoigné de la hauteur de vue ni de la conscience de la gravité du moment qu'il attendait.
L'ancien député reproche également au chef de l'État d'avoir livré, selon lui, « rien que des paroles », qu'il décrit comme ayant été « déroulées comme une récitation ». Pour André Claudel Lubaya, le contenu du discours serait ainsi resté éloigné des préoccupations auxquelles la population congolaise est confrontée. Il évoque à ce sujet les « angoisses nationales », auxquelles il estime que l'adresse présidentielle n'aurait pas suffisamment répondu.
Sa critique se concentre ensuite sur la démarche politique entourant le dialogue annoncé. André Claudel Lubaya affirme que c'est plutôt « l'Union sacrée qui est convoquée en congrès ». Il associe cette convocation à l'objectif, qu'il attribue à cette démarche, d'investir « son candidat à la présidence à vie ».
Pour l'opposant, cette perspective ne justifierait pas une adresse à la Nation. Il estime que si l'objectif était celui qu'il décrit, une réunion au siège de l'Union sacrée aurait largement suffi. Cette remarque lui permet de remettre en question la portée et la nécessité du discours présidentiel tel qu'il a été présenté.
André Claudel Lubaya considère ainsi que l'intervention de Félix Tshisekedi n'a pas répondu aux attentes qu'il associait à un moment qu'il juge particulièrement grave pour la République démocratique du Congo. Son analyse repose notamment sur l'idée que le chef de l'État aurait dû apporter des réponses concrètes et à la hauteur des préoccupations nationales.
À travers cette réaction, l'ancien député national se démarque donc nettement des responsables politiques ayant salué le discours présidentiel. Là où certains ont retenu son appel au dialogue, à la cohésion et à la refondation de l'État, André Claudel Lubaya insiste plutôt sur ce qu'il considère comme ses insuffisances et sur la portée politique qu'il attribue à la démarche.