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Rutshuru : la peur des arrestations contraint l’HGR de Birambizo à suspendre ses activités [CTJ]

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L’hôpital général de référence de Birambizo,  dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru [photo d'illustration]
L’hôpital général de référence de Birambizo, dans la chefferie de Bwito, en territoire de Rutshuru [photo d'illustration]

Par Prosper Buhuru

Le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru tire la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire et humanitaire à Birambizo, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Dans une alerte publiée le 13 août 2026, cette structure juvenile évoque des arrestations présumées, des actes d’extorsion et la suspension des activités de l’Hôpital général de référence (HGR) de Birambizo.

Selon le document, plusieurs personnes ont été arrêtées ces derniers jours par des militaires « appartenant au M23/AFC ». Parmi les cas cités figure celui de Wema Jean-Paul, infirmier et directeur de nursing de l’HGR de Birambizo, dont l’arrestation est située au 12 août. Le Conseil territorial de la jeunesse affirme, sur la base d’informations attribuées à des sources jugées crédibles, que sa famille et/ou l’hôpital auraient été contraints de remettre une rançon de plus de quatre vaches en échange de sa libération. Il indique toutefois que l’intéressé serait toujours détenu.

La structure rapporte également l’arrestation présumée, le 11 août, de deux infirmiers de l’Aire de santé de Birambizo qui sont spécialisés dans la vente de médicaments. Une somme de plus de 300 dollars américains par personne a, selon les témoignages recueillis par le Conseil, été exigée pour leur libération.

Un enseignant de l’EP Birambizo, identifié sous le nom d’Innocent, aurait lui aussi été victime d’une arrestation ou d’actes similaires le 7 août.

Face à cette succession de faits rapportés, le personnel de l’HGR de Birambizo a décidé de suspendre ses activités et de quitter l’établissement le 13 août dans la matinée, craignant à son tour des arrestations ou d’autres exactions.

Cette interruption prive ainsi la population locale de soins essentiels, notamment pour les femmes enceintes, les enfants, les personnes malades, les blessés et les patients nécessitant une prise en charge continue ou l’accès à des médicaments.

Le Conseil territorial de la jeunesse estime que la suspension des soins pourrait avoir de graves conséquences si aucune mesure urgente n’est prise pour protéger le personnel médical, les patients et les infrastructures sanitaires. Il affirme par ailleurs que plusieurs ménages de Birambizo auraient commencé à quitter le village par crainte pour leur sécurité.

Dans son appel, le CTJ-Rutshuru demande aux Nations unies, aux organisations humanitaires et aux mécanismes de défense des droits humains d’accorder une attention immédiate à la situation. Il réclame notamment la libération « immédiate et inconditionnelle » de toute personne détenue arbitrairement.

La structure appelle également les organisations humanitaires et sanitaires à contribuer à la sécurisation du personnel de santé, à la protection des civils et des infrastructures médicales, ainsi qu’à la reprise des activités de l’HGR de Birambizo.

Ces informations sont rapportées par le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru et n’ont pas, dans le document consulté, été corroborées par une source indépendante. Les accusations d’arrestations arbitraires, d’extorsion et de détention demeurent donc à établir.

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Vendredi 14 août 2026 - 14:40