Par Don Benjamin Makolo
La 23e édition de la Coupe du monde de la FIFA 2026 continue d’alimenter les controverses autour des questions migratoires et des conditions d’accès aux pays hôtes. Après le cas très médiatisé de l’arbitre africain Omar Artan, empêché de participer à la compétition, de nouvelles inquiétudes émergent concernant certains joueurs appelés à évoluer entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Alors que des rumeurs circulent autour de possibles difficultés administratives rencontrées par certains joueurs des Léopards de la RDC pour accéder au territoire canadien, une nouvelle affaire vient renforcer les interrogations sur l’organisation du tournoi.
Le journaliste spécialisé dans les transferts Fabrizio Romano a relayé vendredi 12 juin 2026 une déclaration officielle de la FIFA concernant le milieu de terrain ghanéen Thomas Partey.
Selon l’instance mondiale du football, le joueur ne pourra pas effectuer le déplacement du camp de base de la sélection ghanéenne à Boston, aux États-Unis, vers le Canada pour le premier match du Ghana contre le Panama prévu le 17 juin.
Dans son communiqué, la FIFA précise : « La FIFA peut confirmer que le joueur Thomas Partey ne pourra pas voyager du camp de base du Ghana à Boston, aux États-Unis, vers le Canada pour le premier match contre le Panama le mercredi 17 juin au BMO Field Stadium de Toronto, sa demande de visa ayant été refusée par le gouvernement canadien. »
L’instance ajoute également : « La FIFA n’est pas impliquée dans les procédures d’immigration des pays hôtes, y compris dans l’examen des demandes de visa. Comme lors des précédents événements de la FIFA, le gouvernement hôte demeure seul décisionnaire quant à l’octroi d’un visa et à l’admission d’une personne sur son territoire. »
Cette situation met en lumière l’un des défis majeurs de cette Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique : la gestion des formalités migratoires pour les joueurs, officiels et membres des délégations appelés à traverser plusieurs frontières durant la compétition.
Pour plusieurs observateurs, le refus de visa opposé à Thomas Partey risque d’alimenter davantage les inquiétudes concernant d’éventuels obstacles administratifs susceptibles d’affecter le bon déroulement du tournoi. En République démocratique du Congo, où les supporters suivent avec attention le parcours des Léopards, ces développements renforcent les interrogations autour des conditions de déplacement des différentes délégations engagées dans cette compétition mondiale déjà marquée par plusieurs polémiques.