Par Patrick Kitoko
À Kinshasa, des agents de la DGI -Direction Générale des Impôts- ont rendu publique une déclaration officielle adressée au ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, afin de dénoncer la détérioration de leurs conditions socio-professionnelles et réclamer le respect de plusieurs engagements pris à leur égard.
RDC : les agents de la DGI interpellent le ministre des Finances Doudou Fwamba pour trois mois de rétrocessions impayées
Dans ce document signé collectivement, les agents affirment agir « en collectif responsable et conscients de leur rôle dans la mobilisation des recettes publiques ». Ils indiquent que, malgré leur contribution essentielle au fonctionnement de l’État en République Démocratique du Congo, plusieurs revendications des travailleurs de la régie financière restent sans réponse satisfaisante.
Parmi les principales préoccupations soulevées figure le paiement immédiat des rétrocessions dues aux agents pour les mois de décembre 2025, janvier 2026 et février 2026. Les signataires rappellent que ces rémunérations représentent un droit acquis et non « une faveur administrative ».
Les agents réclament également la régularisation du paiement du 1 % conventionnellement dû pour les exercices 2021, 2022, 2023 et 2025. Ils demandent, à cet effet, une transparence totale sur les mécanismes de calcul, de gestion et de répartition de ces fonds, conformément aux dispositions en vigueur.
Au-delà des revendications financières, les agents mettent en cause la gestion du bureau national de leur syndicat. Ils dénoncent son « inefficacité manifeste », son « silence prolongé » et son incapacité à défendre les intérêts des travailleurs. Dans leur déclaration, ils exigent ainsi la démission immédiate de cette structure, afin de permettre la mise en place d’une représentation syndicale qu’ils jugent « crédible, responsable et réellement engagée pour la cause des agents ».
Les signataires appellent également à la mécanisation urgente de tous les agents NP et NU. Selon eux, cette mesure est indispensable pour garantir l’équité salariale, la justice administrative et la stabilité sociale au sein de la régie fiscale.
Les agents rappellent que leurs revendications s’inscrivent dans les principes de bonne gouvernance et de justice sociale prônés par les autorités du pays. Ils exhortent le ministre des Finances à prendre des mesures urgentes et concrètes pour résoudre ces préoccupations. À défaut d’une réponse "satisfaisante" dans un délai raisonnable, les agents préviennent qu’ils se réservent le droit de recourir à tous les moyens légaux et démocratiques reconnus aux agents publics pour faire valoir leurs droits.