Par Gloire Balolage
La Cour des comptes a procédé à sa toute première rentrée judiciaire de l’année, marquant ainsi le lancement officiel de ses activités pour l’exercice en cours. Cette cérémonie solennelle s’est déroulée en présence du Président de la République, Félix Tshisekedi, témoignant de l’importance accordée au rôle de cette haute juridiction financière dans le dispositif institutionnel du pays.
Cette rentrée judiciaire a constitué un moment clé pour rappeler les missions fondamentales de la Cour des comptes, notamment en matière de contrôle de la gestion des finances publiques. À travers cette cérémonie, cette institution a réaffirmé son engagement à veiller à la transparence et à la bonne gouvernance dans l’utilisation des ressources de l’État.
Prenant la parole, le Premier Président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga, a mis un accent particulier sur le concept de redevabilité. Il a souligné que celle-ci constitue à la fois une obligation morale, juridique et démocratique, qui s’impose à tout gestionnaire public. Selon lui, toute personne appelée à administrer des biens et fonds publics est tenue de rendre compte de leur utilisation, dans le respect des principes de transparence et de responsabilité.
Dans son intervention, Jimmy Munganga a rappelé que la redevabilité ne se limite pas à un simple formalisme administratif, mais qu’elle s’inscrit au cœur du fonctionnement d’un État de droit. Elle traduit l’exigence de confiance entre les gouvernants et les citoyens, en garantissant que les ressources publiques sont gérées conformément aux règles établies.
De son côté, le Procureur Général près la Cour des comptes, Guy Tshipata Mulumba, a orienté sa mercuriale sur les poursuites de gestion de fait devant la juridiction financière. Son intervention a porté sur les mécanismes et les enjeux liés à la répression des irrégularités dans la gestion des fonds publics, dans le cadre des compétences dévolues à la Cour des comptes.
Cette première rentrée judiciaire de l’année a permis de mettre en lumière les priorités de la Cour des comptes en matière de contrôle et de sanction. Elle a également réaffirmé la place centrale des poursuites en gestion de fait dans la consolidation de la discipline budgétaire et de la bonne gestion des finances publiques.