Par Patrick Kitoko
Le gouvernorat de la ville-province de Kinshasa lance un appel pressant à la population kinoise pour adopter des comportements responsables face à la gestion des déchets, notamment en évitant de jeter les immondices dans les caniveaux. Dans un message adressé aux habitants, les autorités urbaines rappellent que le dépôt de déchets dans les canalisations constitue l’une des principales causes d’obstruction des caniveaux. Cette pratique favorise l’accumulation d’eau lors des pluies, entraînant régulièrement des inondations dans plusieurs quartiers de la capitale.
Selon le gouvernorat, ce geste, souvent perçu comme anodin par certains citoyens, peut pourtant avoir des conséquences graves pour l’ensemble de la ville. “Jeter les immondices dans les caniveaux obstrue les canalisations, provoque des inondations et met en danger la sécurité ainsi que le bien-être de tous”, souligne le message.
Les autorités insistent également sur le fait qu’un acte individuel peut rapidement devenir un problème collectif. En période de fortes pluies, les canalisations bouchées empêchent l’écoulement normal des eaux, ce qui aggrave les risques d’inondations et de dégradation de l’environnement urbain.
Face à cette situation, le gouvernorat appelle la population à faire preuve de civisme et à adopter des gestes simples mais essentiels pour préserver la salubrité de la ville. L’objectif est d’éviter que les déchets envahissent les rues et compromettent la santé publique. “Chaque geste responsable contribue à préserver notre environnement et à construire une capitale plus propre et plus saine pour tous”, conclut le message des autorités provinciales.
Cet appel s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la lutte contre l’insalubrité et de promouvoir une gestion plus responsable des déchets dans la capitale congolaise.
Un cas récent marquant d’inondation dans la ville de Kinshasa s’est produit au début du mois d’avril 2025, après de fortes pluies qui ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Dans la nuit du 4 au 5 avril 2025, des pluies torrentielles se sont abattues sur la capitale congolaise, provoquant la montée rapide des eaux et le débordement de la rivière N’djili. Plusieurs quartiers ont été submergés, des routes coupées et de nombreuses habitations endommagées.
Le bilan humain a été particulièrement lourd : au moins 43 personnes ont perdu la vie, tandis que des dizaines d’autres ont été blessées ou hospitalisées. Plusieurs milliers d’habitants ont été contraints de quitter leurs maisons et ont été accueillis dans des centres d’hébergement provisoires.
Les communes de Matete, Limete, Masina et N’djili figurent parmi les zones les plus touchées. Dans certains quartiers, les eaux ont provoqué l’effondrement de murs et de maisons, surprenant les habitants en pleine nuit.
Ces catastrophes sont souvent aggravées par plusieurs facteurs, entre autres, l’urbanisation rapide et parfois anarchique, l’insuffisance des infrastructures de drainage, et l’obstruction des caniveaux par les déchets, qui empêche l’écoulement normal des eaux de pluie. C’est notamment pour cette raison que les autorités de la ville continuent de sensibiliser la population à ne pas jeter les immondices dans les caniveaux, afin de réduire les risques d’inondations dans la capitale.