Par Serge Mavungu
Une délégation du ministère de l’Économie nationale, conduite par le directeur de cabinet du Vice-premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Albert Kasongo Mukonzo, a effectué une descente sur terrain, jeudi 7 août, dans plusieurs supermarchés de la capitale congolaise. Objectif : constater les écarts de prix sur les produits de consommation courante et répondre aux préoccupations croissantes des consommateurs congolais.
Cette mission s’inscrit dans un contexte de sensibilisation à la stabilité des prix et de lutte contre la spéculation commerciale, alors que de nombreuses plaintes circulent sur les réseaux sociaux concernant la flambée des prix dans les grandes surfaces.
La tournée a débuté au supermarché Carrefour, situé sur l’avenue Haut-Commandement, dans la commune de la Gombe. La délégation a inspecté plusieurs rayons : fruits et légumes, charcuterie, boulangerie, pâtisserie, fromagerie et produits surgelés. L’objectif était de vérifier les prix affichés et de recueillir des données précises sur les écarts constatés.
Par la suite, la délégation s’est rendue dans les rayons du supermarché City Market, où une attention particulière a été portée au prix du jus «Innocent» de 750 ml, importé de Belgique, vendu à 64.163 FC. D’après les informations recueillies sur place, cette différence de prix s’explique par les coûts liés à la chaîne d’approvisionnement, comprenant notamment la logistique et les taxes à l’importation.
La visite s’est poursuivie dans les supermarchés S&K, sur l’avenue Mbuji-Mayi à Gombe, puis GG Mart, à Ngaliema. Partout, des disparités notables de prix ont été relevées d’un établissement à l’autre, soulevant des interrogations sur la régulation du marché.
«Nous sommes ici pour nous assurer du bon déroulement de cette mission, dans un contexte où les réseaux sociaux relatent des informations sur des augmentations de prix. La situation des prix sur le marché est une priorité pour le chef de l'État», a déclaré Albert Kasongo Mukonzo, directeur de cabinet du Vice-premier ministre en charge de l’Économie nationale.
Il a précisé que cette mission de 15 jours, aboutira à un rapport détaillé destiné à l’autorité compétente. «Notre rôle n’est pas de sanctionner immédiatement, mais d’observer et de faire un rapport précis. La décision finale reviendra à l’autorité, qui déterminera les actions appropriées», a-t-il ajouté.