Par Grevisse Tekilazaya
L’opposition, réunie au sein de la coalition anti-révision constitutionnelle C64, a décrété une journée ville morte le mercredi 3 juin pour empêcher l’examen de la proposition de loi sur le référendum en République démocratique du Congo. Cette annonce fait suite au boycott, le mercredi 27 mai, par l’opposition parlementaire de l’examen de ladite loi à l’Assemblée nationale.
Aux côtés de ses pairs, l’opposant congolais Martin Fayulu a invité la population à se mobiliser contre ce qu’il considère comme une tentative de balkanisation. Ces leaders de l’opposition accusent de nouveau le chef de l’État Félix Tshisekedi de vouloir œuvrer, en complicité avec le président rwandais, à la réalisation de ce projet en RDC.
Cette journée ville morte, a laissé entendre Martin Fayulu, annonce une série d’actions de terrain. L’appel est également lancé aux membres de la société civile.
Dans leur déclaration, le groupe parlementaire considère également que le débat sur le référendum risque d’alimenter les tensions politiques et institutionnelles. Selon ses responsables, les priorités devraient plutôt être orientées vers le rétablissement de la sécurité et la préservation de l’intégrité territoriale du pays.
Il faut signaler que le texte sur le référendum avait été jugé recevable par les élus nationaux depuis le 30 avril. L’initiative est du député Pascal Ngondankoy.