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Coupe du Monde 2026 : Entre restrictions des USA imposées à la RDC et une humiliation silencieuse… [Décryptage]

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Les joueurs de la RDC célèbrent leur qualification
Les joueurs de la RDC célèbrent leur qualification

Par Gratis Makabi

Plusieurs amoureux du football se plaignent des nombreuses restrictions imposées à de nombreux pays d'Asie et d'Afrique, en particulier à la République démocratique du Congo (RDC), avant la prochaine édition de la Coupe du Monde des Nations prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Pour ces passionnés, les nations africaines semblent évoluer sous suspicion permanente avant le début de ce Mondial.

Dans le cas de la RDC, les supporters congolais estiment que ces blocages et exigences changeantes dépassent le cadre sportif et constituent une humiliation silencieuse. Pour eux, c'est une manière moderne de dire à l’Afrique qu’elle peut participer, mais sans réellement rayonner.

"Le staff technique congolais risque d’être écarté des matchs de préparation ainsi que de la Coupe du Monde elle-même. C’est inacceptable, car sans staff technique, il n’y a pas d’équipe. Empêcher les entraîneurs, médecins et préparateurs d’accompagner leurs joueurs revient à affaiblir délibérément une nation avant même le début de la compétition. Le plus grave ? Les positions des trois pays organisateurs ne sont même pas coordonnées. Les règles changent selon les frontières. Les décisions se contredisent. Un chaos incompréhensible pour une compétition censée représenter l’excellence mondiale. Et pourtant, la RDC respecte les protocoles imposés", déclarent-ils.

Et de poursuivre : "Il y a 6 ans, en pleine pandémie mondiale de COVID, des solutions avaient été trouvées pour permettre la circulation des délégations sous contrôle sanitaire. Aujourd’hui, alors que le monde entier voyage librement, on voudrait faire croire qu’un staff africain représenterait soudainement un problème ? Certaines épidémies semblent désormais avoir plus de valeur médiatique que d’autres selon leur localisation. Le hantavirus, qui inquiétait récemment certaines régions du monde, a disparu des débats. Mais la nouvelle souche d’Ebola, évoluant à 2678 km du centre technique de l’Équipe nationale de la RDC, virus combattu depuis plus de 10 ans et dont plus personne ne parlait, ressurgit soudainement lorsqu’il s’agit de freiner des délégations africaines. Sommes-nous en train d’assister à la politisation du football ? Souvenez-vous de ce qui s’est malheureusement déroulé sous les yeux du monde entier pendant la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc en décembre dernier."

Pour les supporters congolais, leur pays refuse de se taire parce qu’en s’attaquant aujourd’hui à la RDC, c’est la dignité de tout un continent que l’on tente de mettre sur le banc.

"Le football est une discipline sportive qui rassemble, qui favorise l’inclusion. L’Iran est tout de même sélectionné pour cette compétition internationale, ce qui prouve qu’il y a toujours moyen de trouver des solutions idoines pour garantir la faisabilité d’une compétition aussi importante que celle-ci", ont-ils conclu.

Pour rappel, à l’initiative du Président de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), Veron Mosengo Omba, une réunion par visioconférence s'est tenue le samedi 23 mai 2026 entre la 4e Vice-Présidente, le Président de la FECOFA et les représentants de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) au sujet de l'épidémie à virus Ebola et de ses conséquences sur les Léopards de la RDC, leur staff technique et les supporters censés les accompagner à la Coupe du Monde 2026.

La FECOFA a informé la FIFA qu'elle avait pris toutes les dispositions pour éviter d'exposer les joueurs aux risques liés à cette épidémie et respecter le protocole sanitaire en la matière tel qu’annoncé par le gouvernement américain.

L'instance faîtière du football congolais a précisé que tous les joueurs retenus pour ce Mondial, ainsi qu'une bonne partie du staff technique, vivent et évoluent en Europe.

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Jeudi 28 mai 2026 - 12:30