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Ituri : la peur d’Ebola entraîne une baisse des consultations prénatales dans plusieurs structures sanitaires de Bunia

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Semida Kavira, directrice des soins infirmiers au Centre médical Bethsaïda à Bunia [photo d'illustration]
Semida Kavira, directrice des soins infirmiers au Centre médical Bethsaïda à Bunia [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage 

Une baisse des consultations prénatales est observée dans plusieurs structures sanitaires de Bunia, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, depuis le début de la 17ᵉ épidémie d’Ebola. Cette situation est notamment liée à la crainte des femmes enceintes de se rendre dans les établissements de santé, par peur d’être contaminées par le virus.

Selon Semida Kavira, directrice des soins infirmiers au Centre médical Bethsaïda Ville, cette crainte continue de dissuader certaines femmes enceintes de venir en consultation. Elle explique que, malgré l’épidémie, des mesures ont été renforcées au sein de cette structure afin d’assurer la sécurité sanitaire des patientes.

« Les femmes enceintes avaient et continuent d’avoir peur de se rendre dans les structures sanitaires pour leurs consultations prénatales, par crainte d’être contaminées par Ebola », a déclaré Semida Kavira. Elle assure toutefois que toutes les dispositions nécessaires ont été prises au Centre médical Bethsaïda Ville pour garantir leur sécurité durant leur prise en charge.

La responsable des soins infirmiers rappelle l’importance pour les femmes enceintes de poursuivre leurs consultations prénatales, malgré le contexte épidémique. Ces consultations permettent notamment de suivre l’évolution de la grossesse et de prévenir d’éventuelles complications.

À l’Hôpital général de référence de Bunia, le service de maternité continue également de fonctionner normalement en cette période d’épidémie. Solange Mavé, responsable de la maternité, indique que les femmes enceintes peuvent toujours accéder aux soins et bénéficier de l’accompagnement du personnel médical.

« Les femmes enceintes doivent savoir que la CPN est très importante pour connaître l’évolution de la grossesse et prévenir d’autres complications qui peuvent survenir durant cette période », a souligné Solange Mavé. Elle précise que, malgré l’épidémie, les sages-femmes et les gynécologues restent disponibles pour assurer la prise en charge des patientes.

La maternité de l’Hôpital général de référence de Bunia fonctionne par ailleurs 24 heures sur 24, selon sa responsable. Dans ce contexte marqué par la peur d’Ebola, les responsables sanitaires insistent donc sur la nécessité pour les femmes enceintes de ne pas renoncer aux consultations prénatales, tout en rassurant sur la continuité des services dans les structures sanitaires concernées.

Lundi 17 août 2026 - 20:20