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Conférence ministérielle de l'OMC: à Yaoundé, la RDC plaide pour une transformation structurelle des pays moins avancés

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Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku
Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku

Par Patrick Kitoko 

À la veille de l’ouverture de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC -Organisation mondiale du commerce- , prévue ce 26 mars 2026, à Yaoundé, capitale camerounaise, les Pays les Moins Avancés (PMA) ont tenu une réunion stratégique pour harmoniser leurs positions face aux défis du commerce international.

Cet événement d’envergure marque une étape importante pour le continent africain. Après Nairobi en 2015, c’est seulement la deuxième fois qu’un tel sommet se déroule en Afrique, soulignant l’importance croissante du rôle du continent dans les négociations commerciales mondiales.

Réunis à Yaoundé, ce 25 mars, les représentants des PMA ont échangé sur les priorités communes et les stratégies à adopter dans un contexte économique mondial en mutation. Parmi les voix les plus remarquées, celle de la République Démocratique du Congo, représentée par son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a défendu une approche ambitieuse axée sur une transformation structurelle de ces économies.

La délégation congolaise a articulé son plaidoyer autour de trois axes majeurs. D’abord, elle a appelé à une ambition renouvelée, invitant les PMA à adopter des politiques commerciales audacieuses mettant l’accent sur l’industrialisation, l’innovation et l’intégration régionale comme moteurs de croissance durable.

Ensuite, la RDC a insisté sur la nécessité de renforcer la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles. Elle a plaidé pour des mécanismes internationaux plus efficaces, afin de favoriser la transformation locale des matières premières, condition essentielle pour générer davantage de valeur ajoutée et stimuler l’emploi.

Enfin, Kinshasa a mis en avant l’exigence d’une meilleure cohérence stratégique entre les règles du commerce multilatéral et les initiatives régionales, notamment la ZLECAf -Zone de libre-échange continentale africaine- . Selon la délégation congolaise, une articulation harmonieuse entre ces cadres est indispensable pour maximiser les bénéfices du commerce pour les PMA.

En conclusion, la RDC a appelé les pays les moins avancés à sortir d’une posture passive pour devenir des acteurs à part entière du commerce mondial, porteurs d’une vision claire, réaliste et exigeante de leur développement économique.

Alors que la quatorzième conférence ministérielle de l’OMC s’apprête à s’ouvrir, les attentes sont fortes quant à la capacité des PMA à faire entendre leur voix et à influencer les décisions qui façonneront l’avenir du commerce international.

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Mercredi 25 mars 2026 - 15:32