RDC-FMI : Un pari gagné par le pouvoir Tshisekedi, le premier décaissement de 217 millions de $ attendus dans les prochains jours !

Catégorie
Image
Félix Tshisekedi et FMI
Félix Tshisekedi et FMI

Par la Rédaction

A la suite d’un programme conclu avec le Fonds monétaire international –FMI- la République démocratique du Congo recevra un financement de l’ordre  d’un milliard de dollars et demi sur trois ans. Ce qui la rend crédible et lui ouvre les portes à d'autres financements bien importants. Le premier décaissement de 217 millions de dollars devrait intervenir dans les prochains jours.

Mais après, et comme cela est de coutume, le gouvernement congolais sera soumis à des conditionnalités à remplir à tout prix.

Ces conditionnalités portent sur l’élaboration d’un budget réaliste en termes de dépenses. Et pour cause : dans la plupart de cas par le passé, les partenaires de Bretton Woods ont eu à se plaindre du fait qu’en République démocratique du Congo, les dépenses publiques ne correspondent pas du tout à la loi de finances adoptée au Parlement.

Avec le programme qui vient d’être conclu avec le FMI, les dirigeants congolais devront fournir des efforts pour contrôler le cadre macro-économique, le déficit public, les réserves de change, respecter les procédures de passation de marchés, rétablir la TVA, rationaliser le système fiscal et parafiscal, publier l’ensemble des contrats miniers, passés comme à venir, voire réformer le système des retraites.

Dans cette tâche, ils devraient compter sur l’accompagnement du fonctionnaire du FMI, c’est madame Malangu Kabedi Mbuyi nommée pour la première fois depuis 1960, au délicat poste depuis le 5 juillet aux fonctions de gouverneur de la Banque centrale du Congo. Par son canal, le FMI aura la possibilité de suivre la manière dont les autorités congolaises vont exécuter ce programme.

Car, l’une des taches de la nouvelle dirigeante sera de mener à bien le renforcement de l'autonomie de la banque centrale suivant les recommandations du FMI.  Bien  surveiller le système bancaire.

Dans le cadre de ce programme, la RDC et le FMI sont tombés d’accord pour qu’une part importante des ressources de l’État soient allouées aux dépenses sociales. Il faudra également à la Banque centrale d’accroitre la surveillance du système bancaire. Au  gouvernement, il a été demandé d’améliorer l’environnement des affaires et les structures capables de jouer un rôle clef dans la lutte contre la corruption, notamment la Cour des comptes, l’Inspection générale des finances, voire l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption.

Par ailleurs, il sera procédé tous les six mois à l’évaluation des performances de la RDC dans le secteur minier gangrené par des suspicions de détournement, de rétro-commissions. Le programme a aussi des objectifs en termes de finances publiques en général, et précisément de toute la chaine budgétaire en partant de la mobilisation des recettes, de la collection des recettes, de leur monitoring et puis, de leur utilisation. C'est donc une action du pouvoir de Félix Tshisekedi à mettre à l'actif de son bilan.

A propos du budget 2021, l’on indique qu’il repose sur des hypothèses de recettes crédibles. Par contre, le côté dépenses sera revu pour déterminer une adéquation entre les lignes budgétaires votées dans la loi et ce que cela veut dire en termes d’engagements et de paiement de dépenses effectives. C’est sur base du respect de toutes ces réformes que le conseil d’administration du FMI pourrait allouer un nouveau décaissement à la RDC.

À ce niveau Felix Tshisekedi a bien gagné un pari dont les conséquences positives seront ressenties incontestablement dans le panier de la ménagère.

Étiquettes
Dimanche 18 juillet 2021 - 13:05